Modèle en kit non peint.
Résine polyuréthane, pièces tournées et photodécoupées, décalcomanies en sérigraphie.
La notice en pdf...
24 Heures du Mans 1957 :
n°18 : Guelfi / Guichet, ab. 4e heure (moteur)
La Gordini #44 est l’ultime Gordini produite. Elle est destinée à participer à la saison 1957, dernière année de Gordini en compétition.
Aux 24 heures du Mans 1957, Gordini souhaite faire participer ses moteurs 6 et 8 cylindres. L’hôte du 6 cylindres est toute trouvée puisqu’il s’agit du châssis #43 type 15s, une « habituée » du Mans qui en sera à sa sixième participation (sous les numéros de châssis #18GCS puis #43) !!! Quant au 8 cylindres, les Gordini Types 24s, destinées à ce genre de moteur sont onéreuses à reconditionner… Ce sera donc également un châssis de type 15s qui l’accueillera. Le châssis #16GCS après deux participations aux 24 heures du Mans (n°35LM50 et n°39LM51, disponibles sous les références 43/70 et 43/70b) puis accidenté à Monaco en 1952 est donc sorti de sa remise pour être remis en état et modifié pour pouvoir y loger le 8 cylindres.
Les châssis de type 15s, initialement destinés à accueillir des moteurs 4 cylindres de 1100 à 1500 cm3 (Gordini de Type 15s ou 17s, selon les moteurs…), sont ensuite devenus des Gordini de Type 20s (moteur 6 cylindres 2000 cm3) et de Type 23s (moteur 6 cylindres 2300 cm3). L’ultime évolution du châssis de type 15s répertoriée par l’usine étant ensuite la Gordini de Type 31s (moteur 6 cylindres 2500 cm3), on peut considérer que toutes les Gordini , à châssis de type 15s, dont le moteur a une cylindrée égale ou supérieure à 2500 cm3 sont du Type 31s (ce qui représente 3 types de moteurs : le 6 cylindres 2500 cm3 de type 23, le 8 cylindres 2500 cm3 de type 25 et enfin le 8 cylindres 3000 cm3 de type 24). L’appellation Type 31s de la Gordini #44 est donc discutable, mais c’est surement la moins erronée. Une chose est cependant certaine, il ne s’agit pas d’une Gordini Type 24s !
Débutée à la fin de l’année 1956, la construction de la Gordini #44 est terminée le 31 Janvier 1957. Elle est habillée d’une élégante carrosserie dessinée par Amédée Gordini et Gabriel Beausser (le tôlier de Gordini). Elle embarque alors au côté de la Gordini #43, des Ferrari et des Maserati d’usine à bord d’un cargo à destination de la Havane pour disputer le Grand Prix de Cuba, prévu le 24 février. Mais entre grève des dockers et une fusillade dans les tribunes, les voitures ne sortiront pas du bateau ! De retour en France, la Gordini #44 est accueillie avec succès au salon de Genève durant le mois de mars.
Pour les 24 heures du Mans, une nouvelle calandre est montée au centre de laquelle figure le « G » de Gordini. Un pare-brise panoramique est installé et la voiture est alignée en course avec de gros phares proéminents ainsi que deux anti-brouillards supplémentaires. Le 8 cylindres est « emprunté » à la Gordini Type 24s délaissée par sa propriétaire Françoise Sagan qui a sans doute eu un peu de mal à maîtriser sa voiture… André Guelfi et Jean Guichet se partagent le volant. Préparée avec peu de moyens, il n’y aura pas de miracle durant la course pour les deux Gordini. La #43 abandonne après 2 heures de course tandis que la #44 s’arrête à la 4ème heure après être passée de la 13ème à la 16ème place, un piston crevé et une soupape tordue. C’était la dernière apparition en course de « l’Equipe Gordini ».
La Gordini #44 est de nos jours exposée à la Citée de l’Automobile (Mulhouse).
Sources bibliographiques :
- Gordini, un sorcier, une équipe – Christian Huet
- Les Gordini – Robert Jarraud
- Automobile Historique n°4 – Pierre Abeillon
- Amédée Gordini, a true racing legend – Roy Smith